Comment faire face à la dépression post-rupture? – Dépression amoureuse

depression post rupture

J’ai la chance de rencontrer aujourd’hui un psychologue clinicien.

Il répond à toutes mes questions sur la dépression suite à une rupture.

Ce sujet est souvent discuté sur le forum et les réponses sont souvent farfelues.

Faut-il voir un psy? Faut-il prendre des médicaments? Comment savez-vous que vous souffrez de dépression?

Voici TOUTE la vérité sur ces questions!

JRME: Quels sont les signes que nous sommes au milieu d’une dépression nerveuse?

Arnaud S .: La dépression rassemble divers signes caractéristiques plus ou moins manifestes.

Ce n’est pas un « Une dépression », c’est une maladie qui peut affecter chacun de nous indépendamment de l’âge, du sexe, du niveau social, de la volonté ou du « caractère ».

Il cause de la souffrance et un gène important.

La dépression peut prendre plusieurs formes et a causes multiples (deuil, séparation, perte d’emploi, histoire d’enfance, environnement stressant, …).

Nous parlerons de dépression si pendant au moins 15 jours, presque tous les jours, presque toute la journée, nous avons une tristesse et une douleur inhabituelles plus douloureuses que ce que nous avons ressenti auparavant et / ou une perte d’intérêt pour la plupart des choses.

Les signes ou symptômes suivants, dont le nombre et l’intensité peuvent varier, caractérisent la dépression: ils peuvent être de l’ordre:

– affectif: tristesse intense, anxiété, incapacité à ressentir du plaisir …

– intellectuels: difficulté à se concentrer, estime de soi, pensées négatives,…

– physique: fatigue, ralentissement des gestes, de la parole, etc.

– tangible: altération du sommeil et de l’appétit, troubles sexuels, etc.

Je ne me sens pas bien, j’ai des pensées suicidaires, je consulte qui? Médecin? Psychiatre? Psychologue? Hôpital ? Suicide SOS?

En premier lieu, si possible, diriger vers le professionnel qui semble le plus accessible, avec qui un lien existe déjà en tant que médecin traitant.

Un épisode dépressif n’est pas jamais un événement isolé ou insignifiant.

Parfois lorsque l’intention et le risque de suicide sont présents, la question d’une éventuelle hospitalisation se pose, on peut appeler le SAMU (le 15) ou les urgences (le 112).

Ensuite il y a plusieurs chemins possibles pour en parler.

Tout sentiment de mal-être, de dépression, de désir de suicide, autant pour ce qui est à l’origine que pour les conséquences sur l’expérience de la personne, justifier la psychothérapie, une rencontre et une écoute spécialisée, et que ce soit avec un psychiatre, un psychologue ou un psychanalyste, l’important est que vous vous sentiez suffisamment à l’aise.

Dois-je prendre des antidépresseurs?

Tout dépend de l’intensité des symptômes et de leur impact sur la vie et l’autonomie de la personne, seul le médecin traitant ou le psychiatre évaluera, en concertation avec le patient, l’opportunité d’un médicament (antidépresseur ou autre).

cependant, le traitement de choix la dépression lorsqu’elle est sévère reste médicamentée.

L’idée est encore de s’améliorer!

Ma dépression affecte mon travail, est-ce grave?

La dépression consécutive à une rupture affecte progressivement et différentes couches de la vie quotidienne, émotionnel, social et professionnel.

D’où l’importance de prendre en compte cet état de souffrance suffisamment tôt pour demander de l’aide.

Je pleure tout le temps, dois-je prendre des mesures à kleenex?

Les pleurs peuvent faire partie signes de dépression, mais pas nécessairement car l’absence de pleurs n’indique pas qu’il n’y a pas de dépression.

Combien de temps faut-il pour aller mieux après ma rupture?

Tout cela dépend du contexte de la rupture, des ressources de chacun (histoire personnelle, personnalité, etc.) pour faire face à cette perte et / ou blessure narcissique et à tout autre sentiment.

Cela dépend donc de la capacité de chacun à trouver des points d’étaiement, dans son environnement émotionnel, social et professionnel (famille, amis, confidents, collègues), passer à autre chose.

Et lorsque nous ne pouvons pas le faire et que nous souffrons trop, cela peut être l’occasion de s’engager dans la psychothérapie.

Combien cela coûte-t-il de voir un psy? Est-il remboursé?

Tout dépend du thérapeute que vous allez voir, de l’endroit et de l’approche qui vous conviennent le mieux:

Chez un psychiatre, les frais de consultation de base sont de 37 € remboursés à 70%, mais il y a souvent un excédent de frais.

De plus, si certains analystes et psychothérapeutes sont également psychiatres, ils peuvent établir des fiches de traitement … mais peuvent aussi refuser de le faire dans le cas de séances d’analyse où la règle est que vous payez pour vous engager et guérir en plus.

Dans un cabinet privé, avec un psychologue, un psychothérapeute ou un psychanalyste, le prix d’une séance (de 30 à 45 min) varie de 40 à 120 € (non remboursé).

Dans un centre médico-psychologique (CMP), les séances sont remboursées par la Sécurité Sociale et souvent sans frais d’avance.

In a Bapu (Bureau universitaire d’aide psychologique), les étudiants du secondaire et de l’université peuvent consulter ou recevoir une psychothérapie gratuite.

Les titres de psychothérapeute et de psychanalyste ne sont ni contrôlés par un ordre professionnel ni reconnus par un diplôme agréé par le Ministère de la Santé.

Tout le monde peut se le permettre, surtout pour ouvrir un cabinet, il n’est pas nécessaire de prouver la formation.

De plus, si la plupart d’entre eux en ont un, cela ne garantit pas leurs compétences.

Bien au-delà, il existe de nouvelles formes de soutien, comme le «coaching», et franchement à ce niveau d’inconfort, passez votre chemin.

Il est conseillé de choisir un psychothérapeute également psychologue ou psychiatre (aujourd’hui le titre de psychothérapeute, par souci de lisibilité pour le public, tend à être protégé par décret et réservé à ces deux professions).

Cela dit, si vous souhaitez suivre une analyse, vous pouvez contacter les associations psychanalytiques suivantes: Association Psychanalytique de France (tél. 01.43.29.85.11, www.associationpsychanalytiquedefrance.org); ou à la Société Psychanalytique de Paris (tél. 01.43.29.66.70, www.spp.asso.fr); ou à la Freudian Psychoanalysis Society (tél. 01.43.22.12.13, www.spf.asso.fr); ou à l’École de la cause freudienne, fondée par Jacques Lacan (tél. 01.45.49.02.68, www.causefreudienne.net)

On m’a dit de manger du chocolat, de faire du sport et d’acheter un vibrateur pour aller mieux. Ça marche ?

Tant que nous recherchons des solutions de bien-être, pourquoi pas, il est important de pouvoir préserver son style de vie… Mais la dépression est principalement une perte de désir et l’incapacité à ressentir du plaisir, de l’inhibition et de l’inertie, d’où la difficulté à se mettre en mouvement.

Parfois, la détresse d’une personne déprimée peut chercher de vaines formes de compensation, immodérée voire extrême où l’on peut se mettre en danger dans des comportements à risque (avoir un écho suicidaire).

Est-ce que voir un psy seulement pour les malades mentaux?

Le psy accueille et écoute sans jugement toutes les formes de souffrance mentale.

Un dernier mot?

Quelques sites où on en parle et où on en parle (forums):

www.info-depression.fr

www.filsantejeunes.com

www.sos-suicide-phenix.org

www.suicide-ecoute.fr

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